‎‎‎Joseph Mbenza :  »l’amérique latine n’a que trois pays », une erreur qui coûte cher

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Kinshasa, 21 avril 2026 ‎Après la séquence controversée de la Première ministre Judith Suminwa sur TV5 Monde, où elle n’a pas pu citer les pays d’origine des migrants transférés des États-Unis vers Kinshasa, plusieurs communicateurs de l’UDPS sont montés au créneau pour défendre la cheffe du gouvernement.

L’une des interventions les plus commentées est celle de Joseph Mbenza sur B-One Télévision.‎‎

Une défense qui vire au fiasco 

‎Tentant de justifier l’imprécision de la Première ministre, M. Mbenza a affirmé sur le plateau que « si la Première ministre a dit que les migrants viennent de trois pays d’Amérique latine, c’est suffisant, puisque l’Amérique latine ne compte que trois pays ».

  ‎‎«Madame la Première ministre a dit que ces demandeurs d’asile aux États-Unis sont localisés géographiquement au niveau de l’Amérique latine. Nous tous, nous savons que l’Amérique latine n’a que trois pays, oui , trois pays. Il y a la Colombie, le Pérou et l’Equateur.» a-t-il dit sans rire.‎

La journaliste Mamina Masengo a tenté de pousser son invité à se remettre en question, mais l’homme était téméraire.

«Faites sortir la carte géographique (si vous voulez n.d.l.r)  il n’y a que ces pays-là.» a-t-il ajouté.‎‎

Problème : l’Amérique latine compte 20 pays souverains, sans compter les territoires dépendants.

L’argument, censé couvrir le malaise de l’interview initiale, a produit l’effet inverse.

Pour de nombreux observateurs, M. Mbenza n’a pas défendu la Première ministre : il a « enfoncé le clou » en exposant une méconnaissance géographique majeure sur un plateau télévisé, alors qu’il est présenté comme un cadre du parti présidentiel.‎‎

La tentative de rattrapage

‎Vers  la fin de son émission, Joseph Mbenza s’est ressaisi en   plaidant l’erreur humaine, arguant que « même un ancien président français aurait dit ‘la sentinelle’ » en lieu et place de ‘le Sentinel’. Une comparaison qui, loin d’éteindre la polémique, a alimenté les railleries sur les réseaux sociaux.‎‎

Notre avis d’expert ‎‎

Minga Média note que la sortie de monsieur Mbenza a créé une crise dans la crise.  La défense post-interview est devenue un second front médiatique, plus dommageable que le silence initial. En communication, une mauvaise explication aggrave toujours une mauvaise séquence.  ‎Défendre une autorité par des affirmations factuellement fausses  discrédite à la fois le défenseur et la personne défendue comme c’est le cas avec monsieur Mbenza.   ‎Ce qui devait être une opération de damage control pour la Première ministre s’est transformé en exposition d’approximations supplémentaires. L’épisode continue d’alimenter les débats et illustre une règle d’or en communication de crise : quand on ne maîtrise pas un sujet, le silence est moins risqué qu’une explication erronée.

‎Espérons que l’équipe de la Première ministre prendra vite les choses en main pour écourter ce Bad buzz qui sape le personal branding de la cheffe du gouvernement congolais.‎

✍️MINGAMEDIA.NET



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