RDC : Pourquoi l’audit du contrat sino-congolais maintenant (Vidéo complète)
Le lancement de l’audit du contrat sino-congolais suscite interrogations et débats au sein de l’opinion publique. Pourquoi intervient-il maintenant, alors que ce partenariat remonte à 2008 ? Invité au journal de la Radio-Télévision Nationale Congolaise, Freddy Yodi Shembo, directeur général de l’Agence de pilotage, de coordination et de suivi des conventions de collaboration, a apporté des éclaircissements.
D’entrée de jeu, le responsable se veut rassurant sur l’état du programme. « Le programme sino-congolais se porte bien », affirme-t-il, citant plusieurs projets en cours, notamment « la construction des rocades dans la ville de Kinshasa, la route de Kalambuji dans le Kasaï, ou encore la RN1 reliant Bugima à Nguba ».

Un audit prévu dans l’avenant 5
Contrairement aux soupçons d’improvisation, Freddy Yodi Shembo insiste sur le fait que l’audit n’est pas une initiative récente. Il s’inscrit dans le cadre de la renégociation du contrat engagée depuis plusieurs années.
« Lors de la renégociation du programme du contrat chinois […] nous avons abouti à la signature de l’Avenant 5 […] qui prévoyait entre autres l’audit du programme », explique-t-il.
L’objectif principal est d’établir une base commune entre les parties congolaise et chinoise, longtemps opposées sur l’évaluation du partenariat. « Les deux parties étaient dans des extrêmes, avec des allégations contradictoires », souligne-t-il.
D’où la nécessité, selon lui, « de se faire une photographie objective » à travers un processus rigoureux incluant « un audit financier, technique et la certification des ressources minérales ».
Une démarche pour rééquilibrer le partenariat
Au cœur de cette initiative se trouve la volonté des autorités congolaises de rétablir un équilibre dans la coopération. « Le président de la République recherchait un rééquilibrage pour que les deux parties soient dans un partenariat gagnant-gagnant », précise Freddy Yodi Shembo.
L’audit apparaît ainsi comme un outil technique au service d’un objectif politique et stratégique : renforcer l’équité dans l’exécution du contrat.
Pas d’acharnement contre les partenaires chinois
Face aux critiques évoquant un possible acharnement, le directeur général rejette catégoriquement cette lecture.
« Ce n’est pas un acharnement […] c’est quelque chose qui a été prévu. Nous sommes en train seulement de concrétiser la volonté des parties », insiste-t-il.
Il rappelle que le processus a respecté toutes les étapes administratives, notamment le passage par les instances compétentes et l’approbation de la Première ministre. « On n’attribue pas un marché public n’importe comment », ajoute-t-il.
Par ailleurs, il souligne que les deux parties se sont accordées sur le principe même de l’audit : « Le 14 mars 2024, les parties se sont accordées sur le principe de l’audit ».
SICOMINES : INTERVENTION DU DG FREDDY SHEMBO À LA RTNC SUR L’AUDIT TECHNIQUE ET FINANCIER
Transparence et vérité objective
Au-delà des enjeux politiques, Freddy Yodi Shembo insiste sur la portée technique et normative de la démarche. Pour lui, les audits sont indispensables pour un projet d’une telle envergure.
« Les audits sont un exercice normal […] Un projet de cette envergure nécessite une photographie réelle », explique-t-il.
Il rejette toute interprétation conflictuelle du processus : « Ce n’est pas une remise en cause du partenariat ».
L’objectif final reste clair : « Tout ce que nous recherchons, c’est la transparence », martèle-t-il, précisant que celle-ci passe nécessairement « par des audits et par une certification intégrale des ressources naturelles ».
En conclusion, le responsable résume l’esprit de la démarche en une formule : « Il n’y a pas d’acharnement […] c’est tout simplement une recherche de la vérité objective ».
✍️MINGAMEDIA.NET

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