RDC : Félix Tshisekedi exclut l’AFC-M23 et Joseph Kabila du dialogue

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Kinshasa, 28 août 2026 – L’adresse à la Nation de Félix Tshisekedi du 27 août a levé le voile sur qui pourra et qui ne pourra pas s’asseoir à la table du futur Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État.

‎‎Sans citer nommément l’AFC-M23 ni l’ancien président Joseph Kabila, Félix Tshisekedi a cependant exclu la participation des rebelles qui occupent une partie du pays, administrent illégalement des entités ou agissent au service d’une puissance étrangère.

La formule est directe et ne laisse aucune place à l’ambiguïté :‎‎‎ Ne pourront donc participer en qualité de composantes politiques ceux qui, à l’ouverture du processus, combattent par les armes l’ordre constitutionnel, occupent par la force une partie du territoire, administrent illégalement des entités de la République ou agissent au service d’une puissance étrangère, en l’occurrence le Rwanda.

‎‎‎L’AFC-M23 renvoyé à Doha

‎‎Pour Corneille Nangaa et son mouvement, la porte est fermée. Le Chef de l’Etat a été clair : le dialogue national ne sera ni une négociation avec l’agresseur ou ses supplétifs, ni un mécanisme pour convertir une conquête militaire en légitimité politique.‎‎‎

« Aucune conquête militaire ne pourra être convertie en légitimité politique »‎‎‎

Le processus de Doha, soutenu par le Qatar et les États-Unis, reste le seul cadre pour discuter avec l’AFC/M23 des questions de cessation des hostilités, désengagement, cantonnement et désarmement.‎‎

Cette exclusion intervient alors que Martin Fayulu avait plaidé pour que « Kabila et Nangaa sont parties prenantes » au dialogue pour qu’ils s’expliquent sur leur rôle dans la crise.

‎‎Et Joseph Kabila?

‎‎Le cas de l’ancien président est plus politique que militaire. Depuis plusieurs mois, le pouvoir accuse régulièrement l’ancien Chef de l’Etat d’entretenir des liens avec la rébellion dans l’Est, ce que son camp conteste malgré les récentes sanctions américaines qui soutiennent la version du gouvernement congolais.‎‎

En posant comme règle que le dialogue se tiendra exclusivement en RDC, qu’il ne suspendra pas les institutions et qu’il exclut les « supplétifs de l’agresseur », Félix Tshisekedi ferme de facto la porte à Joseph Kabila dans la configuration actuelle.‎‎

Pour Kinshasa, le message est assumé : le dialogue national est pour construire un front intérieur congolais, pas pour négocier le pouvoir avec ceux qui ont pris les armes contre la République.‎

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