RDC : ceux qui critiquent le pouvoir sont traqués par les services de sécurité, dénonce Jean-Claude Katende
L’augmentation des demandes d’asile des ressortissants congolais en Belgique continue de susciter des réactions au sein de la société civile. Parmi les voix qui s’expriment, celle de Jean-Claude Katende met en avant une lecture sécuritaire et politique de cette tendance migratoire.
Dans un commentaire d’actualité parvenu jeudi à la rédaction de Minga Média, l’activiste des droits de l’homme établit un lien direct entre cette hausse et ce qu’il considère comme un durcissement du régime du président Félix Tshisekedi à l’égard des voix critiques.

Selon lui, les services de sécurité auraient intensifié les pratiques de représailles contre les opposants politiques, les membres de mouvements citoyens, des acteurs de la société civile et des jeunes congolais.
«Les représailles sont utilisées par les services de sécurité, particulièrement le Conseil National de cyber défense, pour traquer les opposants politiques, les jeunes des mouvements citoyens, les acteurs de la société civile et d’autres citoyens qui critiquent la mauvaise gouvernance du pays.» écrit-il.
Jean-Claude Katende cite notamment le rôle du Conseil national de cyberdéfense, qu’il accuse d’être impliqué dans la surveillance et la traque des citoyens exprimant des critiques sur la gouvernance du pays. Il évoque un climat de restriction de l’espace civique, marqué par une pression accrue sur les libertés d’expression et d’opinion.
Du côté du pouvoir, les critiques de monsieur Katende sont rejetées en bloc, notamment en ce qui concerne le Conseil national de cyberdéfense.
«Le CNC n’est pas ce que l’on présente dans l’opinion. ils travaillent avec des personnes attitrées. Et souvent, ils agissent après réquisition des instances compétentes. Et ils constituent une cellule technique spécialisée en matière de cybercriminalité. Et disposant de cette cette technologie, les services compétents judiciaires font parfois des réquisitions et le CNC fait des enquêtes. Et ce n’est pas le CNC, lorsqu’il faut arrêter, qui va arrêter. C’est avec des documents légaux qu’on procède aux arrestations des personnes qu’on a trouvées en défaut avec la sécurité du pays par exemple. » a déclaré le député national Peter Kazadi.
Notons que la ministre belge de l’asile Anneleen Van Bossuyt, séjourne à Kinshasa depuis quelques jours pour discuter des flux migratoires entre son pays et la RDC.
✍️MINGAMEDIA.NET

Mingamedia.net est le plus grand média de l’info en temps réel en République démocratique du Congo. Minga Média c’est la vocation, l’ambition et la passion de vous informer 24 heures sur 24 et 7 jour sur 7 où que vous soyez.
